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21 mai 2017

TRAIL DE MIMET 2017

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Ceux qui croyaient que j’avais abandonné mes runnings se sont trompés. 

Ce début 2017 a été, il est vrai, quelque peu chaotique pour moi. Une fracture du talon le 31 décembre après une mauvaise réception en parapente suivie d’un changement radical de travail, ont fait que j’ai eu pas mal d’autres chats à fouetter. Et pendant qu’on fouette des chats, on est moins disponible pour courir !... Du coup, cet hiver quasiment pas de skating (juste 2 ou 3 sorties fin mars, début avril) et privé de trail pendant deux mois fermes.

A contre cœur, j’ai dû annuler mon inscription au LAVAREDO ULTRA TRAIL. Je me faisais une joie d’aller courir cette magnifique course qui traverse les Dolomites mais il me fallait raison garder et, pour une fois, faire preuve de sagesse : jamais je n’aurai pu être prêt à temps pour affronter les reliefs italiens… si beaux soient-ils !...

Physique réduit au néant, souffle court et moral dans mes chaussettes Five-fingers, j’ai, petit à petit, repris le chemin des sentiers autour de la maison avec mes fidèles sparring-partners (Cathy, Captain Cavern et Dawa).

Pour déjouer le sort, je m’inscris  au Trail de Mimet : 44 kms et 2800 D+.

Voilà un format qui devrait me dire où j’en suis. Une espèce de test grandeur nature.

J’avais déjà couru le 26 kms de Mimet, mais c’était en 2011. Là, sans autre objectif que celui de finir, je m’aligne sur le 44, celui que les organisateurs appellent l’ÉLITE.

7h. Le départ a lieu dans le centre du petit village provençal de Mimet. Faisant la queue aux toilettes, je le manque de peu.

Zéro stress, zéro fatigue, zéro enjeu. Je pars avec les derniers (ceux-là même qui faisaient la queue aux toilettes avec moi…)

On commence par monter à la Tête du Grand Puech. Puis transition au Col St Anne par un chemin de crête qui fait face à Marseille et aux îles du Frioul. Les jambes tournent bien et le souffle reste régulier.

Longue descente sur un single-track qui remonte sèchement au Pilon du Roi. Il ne fait ni chaud, ni froid. J’entends hurler mon prénom dans les pierriers. Je lève la tête et voit René qui s’est levé aux aurores pour venir m’encourager. Ça redouble mon énergie pour gravir cette côte sèche qui s’élève comme un mur devant moi.

Premier vrai ravitaillement au Pilon du Roi puis un long chemin, ponctué de montées et descentes, nous emmène en galère du côté de Siminane. Physiquement, je suis plutôt bien, je gère le rythme et ne me laisse pas tenter par quelques petites accélérations, surtout dans les descentes… Aux Martinons, je me fais doubler par un coureur en huaraches. Il vole littéralement sur le chemin (c’est en fait le deuxième ou le troisième du 24 kms…). Grande montée casse-les-pattes qui nous ramène au Col St Anne. Putain ! Ca grimpe !... Je double pas mal de coureurs qui font de longues pauses dans la sèche montée. Fidèle à la devise des Cadenel « je ralentis mais ne m’arrêtes pas ! ». Tout en haut, émergeant des buissons, je reconnais les têtes de Cathy et de ma mère. Petite pause qui donne du baume au cœur. Il commence à faire chaud. Je profite de mon assistance pour changer de tee-shirt et virer la dizaine de barres que j’ai en trop et qui pèse l’air de rien un âne mort.« La peur c’est du poids » me chuchote l’esprit de Jean-Christophe Rufin.

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Tout ça m’a bien revigoré et m’a fait oublier la rudesse de la dernière ascension. Je trottine allègrement jusqu’à Mimet. Belle pause au ravitaillement du village noyé d’une ambiance chaleureuse.

Je repars en direction du cimetière et là… Patatras… Rien ne va plus… Gros coup de bambou !... Je n’avance plus, je suis vidé, cassé,… Ce genre de truc te tombe dessus sans crier gare… Tu es bien et d’un seul coup tu es atomisé… Je connais ces moments – j’en rencontre dans chaque course – mais celui-là est plutôt violent. Je sais aussi que ces mauvais passages passent. Faut juste savoir être patient et ne pas se démoraliser. C’est là, l’avantage de l’expérience. Elle nous rappelle et nous enseigne la vie. A nous, en toute connaissance de cause, convaincus de leur réalité éphémère, d’adopter les bons comportements. Aussi, je ralentis, marche, je bois, je remange une barre, je discute avec d’autres coureurs, avec des spectateurs, avec des bénévoles… On nous promet des bières fraîches au sommet du Mont Julien…

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Je passe au niveau de Saint-Savournin, puis de Cadolive, courant quasiment seul dans la garrigue… Il commence à faire très chaud. Peu à peu, je sens que la fatigue s’éloigne et que le tonus revient. Je souris bêtement au ciel. Au ravitaillement liquide qui surplombe Cadolive, je bois 1 litre d’eau d’affilé et je remplis à ras-bord mes gourdes (1 de coca/eau, 1 de sirop à la menthe). Je discute longuement avec un coureur qui me fait pitié. C’est Antoine. Il est complètement carbonisé et m’avoue qu’il va arrêter là. Oh ! Putain !... Je tente de le remotiver, de l’haranguer. Je lui assure que « ça va aller mieux », j’essaie d’être au moins aussi convaincant qu’un vendeur de voitures d’occasion. Je lui rappelle qu’il y a des bières fraiches au sommet du Mont Julien… Antoine me regarde avec des yeux écarquillés, il est cuit... Je le laisse en lui intimant un dernier conseil : « Fais le bon choix, l'ami !... ».

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J’attaque la montée du Mon Julien d’un bon pas. Là-haut, bien sûr, pas de bières fraiches !... Juste quelques biquettes aucunement effrayées … Je dévale le vallon de la Guière à une allure soutenue. Je double pas mal de coureurs qui marchent ou font des pauses sous des pins secs, aussi secs qu’eux. A la Moure, le chemin s’élève brusquement ! C’est raide. Raide et désertique. Le soleil m’écrase et me coupe souffle et jambes. Je bois comme un trou. Il y a des passages où il faut mettre les mains. C'est quasiment de l'escalade. Des pauses s’imposent contre le calcaire brûlant. Je passe le fameux Rocher Rouge et profite de son ombre salvatrice.

Je rencontre là Samuel de Saint-Maximin qui se repose sous une arche. Nous repartons ensemble, parlant des divers trails que nous avons couru. Une large piste puis un chemin où même un lapin ne passerait pas nous conduit à la Tête du Grand Puech, celle-là même que nous avons passé au début. Descente technique et arrivée à Mimet…

P1120826 Le monkey de l'arrivée !

Un peu plus de 8h de course (8h07’) ; de bonnes sensations en général ; pas trop de douleurs au talon, ni aux fessiers. Je finis 109 ième sur 172 partants (16iéme de ma catégorie). C’est bon, le VIEUX n’est pas mort !...

Je me régale, à l’ombre des canisses, d’une bonne paella et… je vois passer Antoine qui termine, rincé mais le sourire aux lèvres !... Bravo à lui !...

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04 décembre 2016

SAINTéLYON 2016

Encore une belle aventure partagée avec Captain Cavern et Moustache (et 7000 autres coureurs...). 
72 kms (et 2000 m D+) courus de nuit (départ vers les minuit) entre Saint-Etienne et Lyon sur pistes, chemins et routes...
Nuit blanche, boue, petit bisoulet, longue distance, muscles explosés... mais aussi super pasta-party (Merci Kikourou !), amitié, défi,... 
A quoi cela sert de faire ça diront certains ?... 
A rien, si ce n'est à se faire plaisir !... Quand on voit les guirlandes de frontales des coureurs qui sinuent derrière et devant vous, vous êtes saisis par cet engouement collectif et vous êtes heureux d'en faire partie.Encore plus, en ces périodes troublées...
Courir est la plus importante des choses secondaires.

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09 novembre 2016

LUT, L'ULTRA OBJECTIF 2017

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J'avais perdu tout espoir de pouvoir un jour courir un jour le LUT (LAVAREDO ULTRA TRAIL) tant il était difficile de s'y inscrire...

Mais, ce matin, alors que la radio annonçait la victoire de Trump, l'organisation du LUT confirmait mon inscription !...

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Comme quoi une mauvaise abominable peut cacher une merveilleuse nouvelle !...

130 kms / 6000 m D+ au coeur des Dolomites italiennes... ça promet d'être grandiose !

 

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06 novembre 2016

RUN TO MONI SPILÉOTISSA

Beau run vers le Moni Spiléotissa en montant par les farangi (gorges) de Karavostasi et en descendant par le kastro (ancien château) de Kéléfa.

Loukoums offerts au monastère qui valent, à eux seuls, le détour...

[CLIQUEZ SUR IMAGE POUR VOIR LA VIDÉO...]

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09 octobre 2016

JUSTE POUR MA MAMAN...

Grosses bises du barbu !... 

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05 octobre 2016

TRAIL DU PETIT SAINT-BERNARD

Un trail entre chien et loup... 

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POUR VOIR LA VIDEO, CLIQUEZ SUR LA BARBE !...

 

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21 septembre 2016

FJELL OG FJORD, LA VIDEO...

8 minutes 43" de tandem, de fjords, de Télémark, de baignades en eau polaire, de belles maisons colorées, de météo changeante...
8 minutes 43" de Norvège en vélo dans des paysages somptueux !...

POUR VOIR LA VIDEO, CLIQUEZ SUR LE PANNEAU.

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#fjellogfjord

 

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14 septembre 2016

FJELL OG FJORD 2016 - 10 (BONNES) RAISON D'ALLER PEDALER EN NORVEGE...

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FJELL OG FJORD 2016  

C'est le nom de code donné (MONTAGNES ET FJORDS) à notre périple en vélo-tandem, réalisé en NORVEGE du 6 au 24 août 2016.

Une boucle dans le sud du pays, de Kristiansand à Kristiansand, qui nous a transportés dans la région du Télémark, berceau du ski… dans les campagnes paysannes… et le long des fjords de la côte sud-est.

19 jours sur place dont 16 de pédalage.

NORVEGE SUD 2016

10 (bonnes) raisons d’aller pédaler en NORVEGE

N°1 :

Pour qui aime l’outdoor et la wilderness, l’immensité, la communion avec la nature… la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

Le ratio de 310 000 km² pour 5 millions habitants laisse imaginer que, dans ce pays, la nature a la part belle… Elle est omniprésente. Les villages sont rares ; les villes le sont encore plus. Vastes forêts de conifères et de bouleaux, lacs, cascades, plages de sable, falaises rocheuses, fjords constellés d’îlots, plantations agricoles où abondent oignons, patates, betteraves, petits pois, fraises…

Eclairés par une lumière boréale, les paysages traversés sont d’une particularité et d’une beauté unique. Tout endroit est prétexte à la pause, tout endroit est prétexte à sortir l’appareil-photo. Lacs miroitants du Télémark, môles rocheux de Verdens-Ende (le « bout du Monde »), côtes échancrées de Sandefjord à Risor, plage de galets de Mollen… Il transpire de ces panoramas immobiles une sérénité qui vous envahi au fil des kilomètres.

Pédaler dans cet environnement, souvent naturel et dépeuplé, que l’on imagine foisonnant de trolls, d’elfes et autres génies locaux plus ou moins maléfiques, vous plonge, vous immerge dans les éléments. Une impression d’aventure, de découverte d’un Monde inconnu, vient vite nourrir votre pérégrination…

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N°2 :

Pour qui aime les rencontres, la NORVEGE est un assurément pays fantastique !

Notre chemin a croisé celui de nombreux autochtones. Pêcheurs, paysans, commerçants, cyclistes, ramasseurs de baies sauvages, ouvriers… Des personnes « froides », de contact distant au premier abord, mais qui se révèlent être des gens très accueillants et sympathiques pour peu que l’on se donne la peine de communiquer avec eux [1]

Le fait de voyager en « vélo tandem » est un vrai facilitateur de communication. Le tandem attire les regards et incite à la curiosité, à la discussion. C’est un vélo intrigant avec un réel capital sympathie. Il véhicule une image de nomadisme au long cours, une image d’autonomie, une image d’errance heureuse… images qui font rêvasser les piétons un brin envieux.

Sur ce séjour, la palme d’or revient sans conteste à Vigdis et Snorre, deux Norvégiens de Skien, qui nous ont accueillis chez eux deux jours durant, les bras grands ouverts. Attentionnés, avisés et généreux. Avec eux, nous avons fait une randonnée pédestre sur l’île de HAOYA. De son sommet, nous avons pu admirer les fjords déchiquetés, les myriades d’îles ; avant de gouter aux joies de la baignade nordique à Paradisebukta… Grands moments de partage !...

Le Norvégien est dans l’ensemble très sportif. Très sport nature. Il n’est pas rare de les voir courir, pédaler, faire du ski à roulettes, nager, le matin, le soir, sous la pluie, en famille…

Outre les indigènes au sang de viking, nous avons aussi rencontré de curieux vélocyclopédistes-sacochards qui, comme nous, sillonnaient la NORVEGE en 2 roues : Une famille d’allemands, deux tandémistes gallois partis 3 mois et un français, Bastien, qui en était à sa cinquième année de vadrouille à travers l’Europe. Ce cycliste-philosophe nous a subjugués par sa vie de bohème et ses visions de la vie … mais aussi par sa propension à la liberté et à son sens de la débrouille… [son site : no.mads.land.free.fr]

[1] Les Norvégiens parlent pratiquement tous l’anglais…

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N°3 :

Pour qui aime pédaler sans (trop de) stress, en toute quiétude, la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

La NORVEGE est le pays du « vélo ». Beaucoup de Norvégiens l’utilisent dans les villes et les campagnes, pour des raisons pratiques, idéologiques et écologiques. Il n’y a qu’à voir les parkings aux abords des écoles qui sont bondés de bicyclettes.

Il existe de nombreux itinéraires, dédiés aux cyclistes, tracés sur l’ensemble du territoire : les sykkel ruta. Pour réaliser notre périple, nous avons suivi des portions du N°1, N°2 et N°3. A chaque fois, ces itinéraires vous font éviter les axes principaux et vous amènent sur des pistes cyclables ou des routes secondaires peu fréquentées, voire sur des sentiers forestiers ou sur des pistes en terre néanmoins carrossables (les gravel roads).

Une véritable « culture vélo » est développée en NORVEGE. Signalétique particulière, pistes cyclables dans toutes les villes, compteurs  de passages de vélos, transport dans les ferries gratuit…

Les conducteurs de voitures, camions, bus, tracteurs font, dans l’ensemble, preuve de prudence et d’attention envers les cyclistes. Ils ralentissent, attendent le moment opportun pour dépasser, mettent le clignotant et… dans les meilleurs des cas, vous font un coucou de la main où lèvent le pousse en guise de félicitation…

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N°4 :

Pour qui aime la liberté, l’évasion… pour qui veut s’offrir une parenthèse dans le rythme effréné du quotidien, la NORVEGE est assurément une destination fantastique !

L’équation est simple : pas d’objectif = pas d’obligation = liberté absolue !

Nous avons roulé en mode « rando » sans nous soucier du chrono, de la performance, d’un lieu à atteindre pour manger ou dormir, sans contrainte, sans horaires, sans mur ni plafond autour de nous, sans inquiétude somme toute inutile… en nous adaptant à notre niveau de fatigue, à l’environnement, aux curiosités locales qui incitent à la halte, aux rencontres imprévues, aux aléas météo…

Nous avons roulé en prenant notre temps, cette denrée si précieuse… Le seul impératif étant d’être à Kristiansand le 25 aout pour prendre le ferry du retour.

« Je ne crains rien. Je n’espère rien. Je suis libre ! » clamait l’écrivain grec Nikos Kazantzakis.

Nous avons pédalé dans l’insouciance la plus totale avec l’âme des vagabonds contemplatifs ; sans crainte, sans espérances, en totale liberté.

La NORVEGE se prête idéalement aux escapades cyclistes itinérantes en semi-autonomie.  

Pour manger, on déniche toujours, à un moment ou à un autre, une bakery-conditori (boulangerie-sandwiches), un supermarché ouvert (Merci COOP et KIWI qui nous ont plusieurs fois sauvé de la disette …), une station-service (elles vendent des warm polser, l’équivalent du hot-dog), une kafétéria, une kro (auberge)… En cas de nécessité, on sort le réchaud et les plats lyophilisés stockés au fond des bagages…

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Pour dormir, il y a les versions de secours comme le camping sauvage (autorisé avec l’accord du propriétaire), un coin de ferme, un préau d’école… les versions incongrues comme ce gite flottant à Kvitseid… les versions classiques : camping (avec sa propre tente ou en louant une hytter, une petite cabane locale)… et les versions dites « de luxe » en étant hébergé chez l’habitant ou les hôtels qui sont le plus souvent de grand standing.[1]

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La NORVEGE est une contrée idéale pour celui voulant aussi rouler de manière plus sportive ; avec des itinéraires qui peuvent être sans fin (rejoindre le Cap Nord, le cercle polaire arctique, les îles Lofoten, la Trollstigen, la fameuse route des Trolls…)

Notre tour « FJELL OG FJORD 2016» a tout de même cumulé 1 200 kilomètres et 12 000 mètres de dénivelé positif, d’up and down incessants…

[1] Il y a aussi le réseau Warm Shower (plus développé dans la Norvège du Nord)  que nous n’avons pu expérimenter.

N°5 :

Pour qui aime les contrastes, les changements dépaysants et les curiosités locales, la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

Tout est différent dans les pays nordiques… Les mentalités, la philosophie de vie, l’amour du soleil, les horaires de repas (repas du soir à 17 h par exemple), les horaires de fermetures des magasins (très tôt l’été) et des supermarchés (ouverts eux jusqu’à 23h …), … En vélo aussi, les étapes recèlent de surprises atypiques : tunnels sans éclairage taillés dans la roche, ponts articulés pour laisser passer les bateaux, écluses pour franchir canaux…

D’autres curiosités surprenantes comme les panneaux routiers signalant la traversée fréquente d’élans, les innombrables barn lekker, aires de jeux pour enfants, les œufs vendus en libre-service dans les fermes avec une boite sans couvercle pour mettre l’argent !!!....

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N°6 :

Pour qui aime ne pas céder aux préjugés, aux idées reçues, la NORVEGE est un pays assurément fantastique !

La NORVEGE a pour image d’être un pays infesté de moustiques, où il pleut toujours, où la vie est hors de prix, où les habitants sont tous des sauvages, dignes descendants du viking sanguinaire Erik le Rouge, pêchant la baleine au harpon et buvant des litres de café par jour… … alors qu’il n’en est rien, sauf pour les litres de café….

Les Norvégiens croisés ont été adorables avec nous ; le coût de la vie est certes élevé mais il est possible de s’en sortir sans trop s’endetter… Côté météo, sur 19 jours passés là-bas, seuls 2 jours de forte pluie nous ont cloués sur place, nous ôtant toute envie de pédaler… Il y a eu quelques jours de grisaille, quelques averses passagères… mais nous avions notre FULAP [1] avec nous !...

Un dicton norvégien dit, non sans logique et ironie « qu’il n’y a pas de mauvais temps, que des mauvais vêtements ! »…

De toute façon, la NORVEGE vous apprend vite ce qu’est l’impermanence. Les jours se suivent et ne se ressemblent jamais ; les opposés se succèdent. Le soleil fait vite suite à la pluie ; les descentes vertigineuses (Dalen, Nottoden,…) aux montées épuisantes ; la mer à la montagne ; les villes aux immensités sauvages ; les plages aux forêts…

[1] Le FULAP est une cape de pluie spécialement adaptée au vélo (http://spaddeville.com)

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N°7 :

Pour qui aime les belles maisons, la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

Ce point N°7 peut paraitre curieux, voire anecdotique, et pourtant s’il y a une chose qui frappe les yeux et l’esprit du touriste, c’est bien les habitations norvégiennes. On ne peut rester insensible face à de telles constructions qui mêlent passé et futur, sobriété et raffinement. La plupart du temps construite en bois, peintes de couleur vive en respectant un code millénaire (blanche ou jaune pour les maisons bourgeoises, rouges pour les classes moyennes et vertes pour les fermes et remises agricoles), aux toitures herbeuses (pour une meilleure isolation) ; cernées de pelouses parfaitement tondues avec 2 ou 3 pommiers dans les angles et un trampoline au milieu. Une veilleuse extérieure allumée et une oriflamme nationale flottant au vent, pour signifier que les propriétaires sont là et que vous êtes les bienvenus. L’absence de clôture et de grillage venant renforcer cette tradition d’hospitalité… Les rebords de fenêtres sont décorés de vases, bougies ou autres bibelots,… Sur les grandes terrasses extérieures trônent chaises et tables en rotin, barbecues, pour profiter des longues soirées d’été.

Ces maisons symbolisent à elles seules toute la splendeur, la quiétude et la magie de la Scandinavie. 

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N°8 :

Pour qui aime manger différemment  la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

Plats surprenants quelques fois mais néanmoins excellents !... (surtout après une longue étape où toute denrée comestible parait excellente aux papilles désespérées). Toasts à la crevettes, hareng, saumon, baleine même, boulettes de viande (de rennes souvent), choux, purée de pois, fromages (dont le fameux Gudbrandsdalen).

Côté sucré, les départs du matins ne s’envisagent  pas sans une boller (kanel, shilling, rosin…), une brioche molle à la cannelle et à la cardamone… Il y a aussi ces savoureux gâteaux (dont les eppler-cakes aux pommes locales et les carot-cakes) qui viennent souvent ponctuer les festins requinqueurs... Moments où l’on reprend les calories perdues la journée, calories que l’on brûlera à nouveau le lendemain… 

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N°9 :

Pour qui aime boire une bonne bière fraîche après l’effort, pour fêter dignement l’étape du jour, la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

Tout le monde sait que la bière est riche en vitamine B, qu’elle est bonne pour la tension, les reins, la peau. Que c’est un anti-stress naturel et un remède contre l’insomnie...

Les immenses champs d’orge longés attestent la richesse de la production locale. Il existe un grand choix de bière, plus ou moins forte, comme la Ringnes, la Aass, la Hansa, la Slatteol, la Aegir Bryggeri, Nordlands… toutes testées et approuvées par les K2…  A boire avec modération à raison d’une cannette maximum par tranche de 20 kilomètres pédalés…

Il faut savoir qu’en NORVEGE, la consommation d’alcool est très règlementée et surveillée. Par exemple, impossible d’acheter une bière un dimanche… « Anticipation » reste là le maître-mot !...

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N°10 :

Pour qui aime faire un voyage en vélo mais sans faire que du vélo, la NORVEGE est assurément un pays fantastique !

Pléthores d’activités, de tentations, d’incitations… sirènes qui chantent d’autant plus fort, quand vos fesses commencent à être douloureuses et vos mollets durs comme du bois… Randonnées, escapades en kayak ou canoé sur un lac ou un fjord, pèche, visite d’une stavkirke (église en bois de bout) ou d’un musée (celui de la « boite de conserve » à Stavanger vaut le détour !), dégustation d’une glace Soft Is (les Norvégiens raffolent de cette crème glacée), arpentage de ports où sont amarrés des dizaines de kog (bateau traditionnel) aux coques de bois vernies, baignades (aux durées proportionnelles à votre résistance à la fraîcheur)… intermèdes récréatifs avant de remonter en selle.

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Un séjour en NORVEGE est assurément dépaysant. La conséquence première de ce dépaysement est cette perpétuelle invitation à vivre l’instant présent, à se connecter à « l’ici et maintenant », à mettre tous ses sens en éveil, à balayer passé et futur pour profiter au maximum de la minute qui est en train de s’écouler…Chaque instant est différent. Chaque instant est curieux. Chaque instant est enchanteur. Chaque instant est pleinement vécu. Vous êtes, presque malgré vous, rattrapé par le force des éléments, par l’immensité de la nature qui vous entoure. C’est une expérience sans nom et sans borne… voire même mille bornes…

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Pilote ARRIERE : Cathy CADENEL, alias, WONDER KAT

Pilote AVANT : Jean-luc, alias COURPATAS

Le Vélo : Un tandem LAPIERRE Touring équipé dérailleur, pédalier et cassette SHIMANO, freins à disques FORMULA RX, pneumatiques MARATHON 26 et selles ROYAL VIPER ; 19 kg nu.

 

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Bagages : Principe d’autonomie complète (tente, duvet, matelas, réchaud, cuisine, vêtements, barres énergétiques, réserve d’eau, pharmacie, trousse à outil et nécessaire réparation, PQ, bouquin, sudoku…). Soit 40 kg environ répartis sur 3 sacoches-arrière (système « pont » avec un sac étanche arrimé dessus) et deux sacoches-avant…

 

 

 

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Itinéraire pour rallier la Norvège :

Albertville – Suisse – Allemagne – Danemark : 1 700 kms en voiture avec le vélo embarqué. Puis Danemark (Hirshtals) – Norvège (Kristiansand) en ferry avec le tandem (voiture laissée au Danemark).

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02 août 2016

IMPERMANENCE SUR ULTRA-TRAIL DE VERBIER ST BERNARD

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Quand on court un ULTRA, on sait par avance que, sur une si longue distance comportant un si grand dénivelé (en l’occurrence 120 kms et près de 9000 m D+ pour la Verbier), de multiples obstacles se dresseront sur notre chemin… On le sait... C’est inévitable… Ces obstacles - fatigue, douleurs, doutes, interrogations, lassitude, faim, froid, soif, démotivation ... - vont tester notre physique et notre détermination, notre corps et notre mental. Ils vont mettre à mal notre soi-disante indéfectible volonté d’aller au bout, allant jusqu’à faire miroiter dans nos cerveaux épuisés la libératrice idée de l’abandon avec ses pernicieuses images de chaises-longues et d’hamburgers géants !…

L’ULTRA de Verbier n’a pas échappé à cette règle immuable.

Pourtant, tout allait à peu près bien jusqu’à Saleina. Je gérai tant bien que mal même si le mental était bien moins vaillant qu’à l’accoutumée. J’avançais péniblement tel le pauvre vagabond des cimes ; le redoutable ultra-runner de la ligne de départ avait disparu de la circulation depuis longtemps…

Je n’étais plus trop loin de La Fouly ; 7 ou 8 kilomètres. Là-bas, j’étais certain de retrouver Cathy, mon assistante émérite. Là-bas, j’étais sûr aussi de m’octroyer une longue pause, une récupération indispensable. 30 minutes minimum. Manger, m’assoir, boire, discuter, me changer, me reposer… Oui, du repos… Voilà ce qu’il me fallait !... A la Fouly, j’aurai accompli 50 kms. Presque la moitié…  La moitié, c’est bien mais cela veut dire aussi qu’il en reste autant à faire… Eternel dilemme du verre à moitié-plein et du verre à moitié-vide.

Fallait-il que je me réjouisse ou que je m’écroule ?...

Arrivé à La Fouly, j’étais au bout du rouleau, épuisé, la tête vide, l’envie de courir inexistante… Devais-je continuer ou m’arrêter là ?...

Deux séjours au Népal m’avaient inculqués l’impermanence des choses. Ils m’avaient appris, nombreuses preuves à l’appui, que les choses ne sont jamais figées, qu’elles changent.

Requinqué par un gargantuesque ravitaillement, je décidais quand même de repartir de La Fouly et de poursuivre, au moins, jusqu’au Grand St Bernard. Et là, au fil des foulées, je sentis la forme revenir. Comme par magie. Une énergie venue de je ne sais où m’habitait de nouveau ! Alors que quelques kilomètres avant, j’agonisais… Ahurissant!...

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Je connaissais l’existence de l’impermanence. Il fallait maintenant que je sois convaincu, dans les moments difficiles, de son incroyable sorcellerie…

Un ami Népalais, Pemba (le frère de Dawa Sherpa) m’avait fait part un jour, au cours du Solu Khumbu Trail, de ce mantra bouddhiste qui dit « Du vent, tu prendras la vitesse ; du soleil, la chaleur, de la terre, la force, de l’eau la souplesse… et, ainsi, tu partiras parcourir le Monde sans crainte… »

Grâce à ça, j’allais pouvoir déjà parcourir le TVSB jusqu’à la ligne d’arrivée...

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26 juillet 2016

LE RETOUR DU CORBAC...

DECO MAN 2

Quand le soleil estival plombe la vallée, le corbeau va chercher la fraîcheur là-haut, sur les crêtes...

Pour voir la vidéo, cliquez sur la barbe du Courpatas !... :-)

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J'avais oublié ô combien Naves était magique !

 

 

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